Le seisme de 1940
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Le seisme de 1940
1. L'entrée en guerre et la « drôle de guerre »
La guerre commence le 1er septembre 1939 lorsque la Wehrmacht envahit la Pologne. C'est une stratégie qu'Hitler applique depuis son accession à la Chancellerie en 1933, selon Mein Kampf, et qui vise à démanteler le diktat de Versailles. Dès 1935, il rétablit le service militaire, en 1936, il envahit la Rhénanie, en 1938, il rattache l'Autriche via L'Anschluss, en 1938, la conférence de Munich... La politique d'apeasement développée par la France et la Grande Bretagne, ainsi que le retrait des Etats-Unis, fait que la politique Hitlérienne est plus ou moins tolérée. Pourtant, l'invasion de la Pologne est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. La guerre est déclarée le 3 septembre 1939. Pourtant, c'est une « non-guerre » qui commence. Les 2 ennemis se regardent sans combattre c'est une « drôle de guerre ». Emile Bollaert, Prefet du Rhône en 1939 emploie l'expression de « sentiment intermédiaire entre la résolution et la résignation » qui décrit l'opinion française de l'époque. Les français savent que la guerre est inévitable mais c'est un sentiment d'échec. La résolution à la guerre se voit aussi au peu de déserteurs comptabilisés. (3000 sur 4 millions en 1939). Du côté des nazis, le plan d'armement ne peut être opérationnel qu'en 1940, c'est pourquoi ils attendent. La stratégie française est de se défendre. Pétain dit que « l'artillerie conquiert, l'infanterie occupe ». La position défensive n'est pas due qu'aux cicatrices de WWI. L'Etat major français pense combattre les prussiens de 1870, et non les nazis de 1940. De plus la France se pense à l'abri derrière la ligne Maginot, fortifiée le long de la frontière. Cette drôle de guerre ne va être suspendue momentanément que par la campagne de Norvège au début avril 1940, ou l'Allemagne attaquent la Norvège, et ou les français et brittaniques trouvent de petites victoires. Cependant, alors que cette campagne fait rage, les nazis en profitent pour lancer la campagne de France, en mai 1940.
2. La défaite
La défaite de 1940 est l'une, sinon, la pire défaite de l'Histoire de France. Le 10 mai 1940, Hitler lance ses troupes sur les Pays-Bas et la Belgique. On comprend immédiatement que les deux pays ne tiendront pas. Le 28 mai, la Belgique capitule et son gouvernement s'exile à Londres. Les troupes allemandes peuvent donc entrer en France par le Nord. On voit une avancée fulgurante des troupes allemandes, la Blitzkrieg. Début juin, la guerre est désespérée. Paul Reynaud appelle comme sous secrétaire d'Etat à la guerre le colonel De Gaulle, qui devient Général. Le 10 juin, le gouvernement quitte Paris, sachant déjà que la capitale sera prise. Le gouvernement déclare Paris « ville ouverte » (qu'elle ne résistera pas aux troupes allemandes) et ere jusqu'à s'installerà Bordeaux. A partir de cela, cest la débacle. Le 14 juin, les allemands pénetrent dans Paris. Paris est alors une ville morte, fuie, et désespérée (suicides à l'arrivée de la Wehrmacht). Alors que la situation devient de plus en plus dramatique, le gouvernement débat, avec deux tendances. Certains sont favorables à un armistice, et d'autres défendent l'idée d'une capitulation ou d'un repli (exil à Londres ou repli dans les colonies). Le 16 juin, une majorité de membres du gouvernement souhaite un armistice et le PdR choisit Philippe Pétain comme Président du Conseil. Le 17 juin, il annonce à la radio qu'il faut cesser le combat.
L'armée française, qui passait pour l'une des meilleurs du monde, s'écroule comme un château de carte 100000 morts en 6 semaines, 200000 bléssés, 1, 8 million de prisonniers.
3. Une défaite sans appel?
=> P.Laborie L'opinion française sous Vichy, Seuil.
Cette défaite s'explique par la conjugaison de facteurs: Le vieillissement démographique (1er pays à faire sa transition démographique, et WWI), la mémoire obsédante de 14-18, la crise économique, le Front Populaire qui a divisé la France... Il y a un malaise ambiant. La société française de 194à était dans un état de décomposition indecriptible. (P.Laborie)
Pour les contemporains, c'est un tremblement de terre. Elle a accablé, anesthésié les français.
=> L'étrange défaite, Marc Bloch, Folio Gallimard
Ce livre, et la vie de son auteur, pose la question du choix (Cf: Sartre On a jamais été aussi libre que sous l'occupation allemande)
=> La France de Vichy, Robert Paxton, Seuil
=> La France à l'heure allemande, Philippe BURRIN. « Personne ne fut dispensé d'un choix ». il faut intégrer « l'opacité de l'avenir ». Aujourd'hui, il est facile de penser « si j'y avais été j'aurais choisi la Résistance ». C'est une pensée anachronique. Les français qui ont fait un choix en 1940 ne savaient pas ce qui allait venri (Auschwitz, Treblibnka, les massacres...) Pour autant, on ne peut pas renvoyer les choix dos à dos.
Exemples:
Robert BRASILLAC et Jean PREVOST, deux écrivain de renomées équivalente. Le premier à été libéré par l'ambassadeur d'Allemagne d'un camp. IL est entré a Je suis partout et s'est engagé du coté de la collaboration de manière virulente. Il a été fusillé en 1945, après que le général de Gaulle aie refusé sa grâce (Cf Le collaborateur, Alice KAPLAN). Le second a été maquisard dans le Vercors et fut tué lors de combats en 1944.
René BOUSQUET et Jean MOULIN. Tous deux font des carrières fulgurantes dans le corps préfectoral. Le premier reste Prefet, devient la sorte de Ministre de l'Interieur. Le second deviendra le second du Général de Gaulle. Pourtant, avant guerre, ils en étaient au même point, avec les même idées.
Derrière ces choix, il y a des séparations: On a Vichy, le collaborationnisme, la Résistance (plusieurs composantes) et les attentistes (ceux qui ne prennent pas parti, ce qui attendent de voir, le wait and see).
L'accession de PETAIN au pouvoir est totalement légale, nommé par LEBRUN, PdR, don 2G dira qu'il ne lui manquait que 2 choses comme Chef d'Etat « qu'il fut un Chef, et qu'il y eut un Etat ».
En Juin 1940, on assiste à un exode populaire du Nord vers le Sud alors que les Allemands avançaient. On estime à 10 millions de personnes cet exode (sur une population de 40 millions). Cet exode est une panique totale, des gens qui abandonnent leurs habitations.
=> Jean MOULIN Premier Combat. Alors qu'il était à Chartres, en juin juillet 1940, il constate qu' « a Chartres, il y avait 23000 habitants, le 17 juin 1940, il restait à Chartres 800 habitants. » IL n'y avait plus de pain, de dentiste, de boucher...
=> Maurice AGULHON
Dans l'Histoire de France,il faut remonter à la guerre de 100 ans pour trouver quelque chose de comparable. LA défaite, et ses conséquences vont être terribles. Les implications mécaniques de cette défaite vont entraîner la description des années qui suivent comme « les années noires ».
La guerre commence le 1er septembre 1939 lorsque la Wehrmacht envahit la Pologne. C'est une stratégie qu'Hitler applique depuis son accession à la Chancellerie en 1933, selon Mein Kampf, et qui vise à démanteler le diktat de Versailles. Dès 1935, il rétablit le service militaire, en 1936, il envahit la Rhénanie, en 1938, il rattache l'Autriche via L'Anschluss, en 1938, la conférence de Munich... La politique d'apeasement développée par la France et la Grande Bretagne, ainsi que le retrait des Etats-Unis, fait que la politique Hitlérienne est plus ou moins tolérée. Pourtant, l'invasion de la Pologne est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. La guerre est déclarée le 3 septembre 1939. Pourtant, c'est une « non-guerre » qui commence. Les 2 ennemis se regardent sans combattre c'est une « drôle de guerre ». Emile Bollaert, Prefet du Rhône en 1939 emploie l'expression de « sentiment intermédiaire entre la résolution et la résignation » qui décrit l'opinion française de l'époque. Les français savent que la guerre est inévitable mais c'est un sentiment d'échec. La résolution à la guerre se voit aussi au peu de déserteurs comptabilisés. (3000 sur 4 millions en 1939). Du côté des nazis, le plan d'armement ne peut être opérationnel qu'en 1940, c'est pourquoi ils attendent. La stratégie française est de se défendre. Pétain dit que « l'artillerie conquiert, l'infanterie occupe ». La position défensive n'est pas due qu'aux cicatrices de WWI. L'Etat major français pense combattre les prussiens de 1870, et non les nazis de 1940. De plus la France se pense à l'abri derrière la ligne Maginot, fortifiée le long de la frontière. Cette drôle de guerre ne va être suspendue momentanément que par la campagne de Norvège au début avril 1940, ou l'Allemagne attaquent la Norvège, et ou les français et brittaniques trouvent de petites victoires. Cependant, alors que cette campagne fait rage, les nazis en profitent pour lancer la campagne de France, en mai 1940.
2. La défaite
La défaite de 1940 est l'une, sinon, la pire défaite de l'Histoire de France. Le 10 mai 1940, Hitler lance ses troupes sur les Pays-Bas et la Belgique. On comprend immédiatement que les deux pays ne tiendront pas. Le 28 mai, la Belgique capitule et son gouvernement s'exile à Londres. Les troupes allemandes peuvent donc entrer en France par le Nord. On voit une avancée fulgurante des troupes allemandes, la Blitzkrieg. Début juin, la guerre est désespérée. Paul Reynaud appelle comme sous secrétaire d'Etat à la guerre le colonel De Gaulle, qui devient Général. Le 10 juin, le gouvernement quitte Paris, sachant déjà que la capitale sera prise. Le gouvernement déclare Paris « ville ouverte » (qu'elle ne résistera pas aux troupes allemandes) et ere jusqu'à s'installerà Bordeaux. A partir de cela, cest la débacle. Le 14 juin, les allemands pénetrent dans Paris. Paris est alors une ville morte, fuie, et désespérée (suicides à l'arrivée de la Wehrmacht). Alors que la situation devient de plus en plus dramatique, le gouvernement débat, avec deux tendances. Certains sont favorables à un armistice, et d'autres défendent l'idée d'une capitulation ou d'un repli (exil à Londres ou repli dans les colonies). Le 16 juin, une majorité de membres du gouvernement souhaite un armistice et le PdR choisit Philippe Pétain comme Président du Conseil. Le 17 juin, il annonce à la radio qu'il faut cesser le combat.
L'armée française, qui passait pour l'une des meilleurs du monde, s'écroule comme un château de carte 100000 morts en 6 semaines, 200000 bléssés, 1, 8 million de prisonniers.
3. Une défaite sans appel?
=> P.Laborie L'opinion française sous Vichy, Seuil.
Cette défaite s'explique par la conjugaison de facteurs: Le vieillissement démographique (1er pays à faire sa transition démographique, et WWI), la mémoire obsédante de 14-18, la crise économique, le Front Populaire qui a divisé la France... Il y a un malaise ambiant. La société française de 194à était dans un état de décomposition indecriptible. (P.Laborie)
Pour les contemporains, c'est un tremblement de terre. Elle a accablé, anesthésié les français.
=> L'étrange défaite, Marc Bloch, Folio Gallimard
Ce livre, et la vie de son auteur, pose la question du choix (Cf: Sartre On a jamais été aussi libre que sous l'occupation allemande)
=> La France de Vichy, Robert Paxton, Seuil
=> La France à l'heure allemande, Philippe BURRIN. « Personne ne fut dispensé d'un choix ». il faut intégrer « l'opacité de l'avenir ». Aujourd'hui, il est facile de penser « si j'y avais été j'aurais choisi la Résistance ». C'est une pensée anachronique. Les français qui ont fait un choix en 1940 ne savaient pas ce qui allait venri (Auschwitz, Treblibnka, les massacres...) Pour autant, on ne peut pas renvoyer les choix dos à dos.
Exemples:
Robert BRASILLAC et Jean PREVOST, deux écrivain de renomées équivalente. Le premier à été libéré par l'ambassadeur d'Allemagne d'un camp. IL est entré a Je suis partout et s'est engagé du coté de la collaboration de manière virulente. Il a été fusillé en 1945, après que le général de Gaulle aie refusé sa grâce (Cf Le collaborateur, Alice KAPLAN). Le second a été maquisard dans le Vercors et fut tué lors de combats en 1944.
René BOUSQUET et Jean MOULIN. Tous deux font des carrières fulgurantes dans le corps préfectoral. Le premier reste Prefet, devient la sorte de Ministre de l'Interieur. Le second deviendra le second du Général de Gaulle. Pourtant, avant guerre, ils en étaient au même point, avec les même idées.
Derrière ces choix, il y a des séparations: On a Vichy, le collaborationnisme, la Résistance (plusieurs composantes) et les attentistes (ceux qui ne prennent pas parti, ce qui attendent de voir, le wait and see).
L'accession de PETAIN au pouvoir est totalement légale, nommé par LEBRUN, PdR, don 2G dira qu'il ne lui manquait que 2 choses comme Chef d'Etat « qu'il fut un Chef, et qu'il y eut un Etat ».
En Juin 1940, on assiste à un exode populaire du Nord vers le Sud alors que les Allemands avançaient. On estime à 10 millions de personnes cet exode (sur une population de 40 millions). Cet exode est une panique totale, des gens qui abandonnent leurs habitations.
=> Jean MOULIN Premier Combat. Alors qu'il était à Chartres, en juin juillet 1940, il constate qu' « a Chartres, il y avait 23000 habitants, le 17 juin 1940, il restait à Chartres 800 habitants. » IL n'y avait plus de pain, de dentiste, de boucher...
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Dans l'Histoire de France,il faut remonter à la guerre de 100 ans pour trouver quelque chose de comparable. LA défaite, et ses conséquences vont être terribles. Les implications mécaniques de cette défaite vont entraîner la description des années qui suivent comme « les années noires ».
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